Situ peux conserver ton courage et ta tĂȘte. Quand tous les autres les perdront, Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire. Seront Ă  tout jamais tes esclaves soumis. Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. Tu seras un homme, mon fils. TuSeras un Homme, Mon Fils par Rudyard Kipling Ce poĂšme traduit de l'anglais du poĂšme original "IF" porte souvent le titre "Si". Si tu peux voir dĂ©truit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre Ă  rebĂątir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ; Si tu peux ĂȘtre amant sans ĂȘtre fou d’amour, PhonĂ©tique(Cliquez pour la liste complĂšte): !:;? Ă  ah çà ha haĂŻ hĂątĂ© hi ho huĂ© thĂ© yĂ©-yĂ© a A.T ai aĂŻ aidĂ© aie aies ais aĂŻs aisĂ© aisy ait aoĂ»t aoĂ»tĂ© as au ça haie haĂŻe haies haĂŻes hais haĂŻs hait haĂŻt haut heu hie hies hot hou houa houai houais houait houas houĂąt houe houĂ© houĂ©e houĂ©es houes houĂ©s hua huai huais huait huas huĂąt hue huĂ©e huĂ©es hues huĂ©s hui huis Pensersans n’ĂȘtre qu’un penseur ; Si tu peux ĂȘtre dur sans jamais ĂȘtre en rage, Si tu peux ĂȘtre brave et jamais imprudent, Si tu sais ĂȘtre bon, si tu sais ĂȘtre sage, Sans ĂȘtre moral ni pĂ©dant ; Si tu peux rencontrer Triomphe aprĂšs DĂ©faite. Et recevoir ces deux menteurs d’un mĂȘme front, Si tu peux conserver ton courage et ta InspirĂ©du cĂ©lĂšbre poĂšme de Rudyard Kipling, "Tu seras un homme mon fils" (1909), ce spot permet d'aborder la question de la virilitĂ© et des stĂ©rĂ©otypes qui enferment les hommes. Cet outil de sensibilisation met en scĂšne des hommes de tous Ăąges dans leurs quotidiens avec leur fils, lors d'Ă©preuves sportives, Ă  l'Ă©cole, dans des Pensersans n’ĂȘtre qu’un penseur ; Si tu peux ĂȘtre dur sans jamais ĂȘtre en rage, Si tu peux ĂȘtre brave et jamais imprudent, Si tu sais ĂȘtre bon, si tu sais ĂȘtre sage Sans ĂȘtre moral ni pĂ©dant ; Si tu peux rencontrer Triomphe aprĂšs DĂ©faite Et recevoir ces deux menteurs d’un mĂȘme front, Si tu peux conserver ton courage et ta tĂȘte Quand tous les autres les perdront, Alors, les Situ peux voir dĂ©truit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre Ă  rebĂątir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent - Topic Tu seras un CyrilTourneur (1575 – 28 fĂ©vrier 1626) fut un dramaturge anglais qui connut le sommet de sa gloire durant le rĂšgne du roi Jacques I er d'Angleterre.Son Ɠuvre la plus cĂ©lĂšbre est La TragĂ©die du vengeur (1607) [1], une piĂšce qui a pu ĂȘtre Ă©galement attribuĂ©e Ă  Thomas Middleton.. Sa vie. Cyril Tourneur fut peut-ĂȘtre le fils du capitaine Richard Turner, un garde-pĂȘche qui devint Ala veille de la PremiĂšre Guerre mondiale, Louis Lambert, jeune professeur de lettres, fait la connaissance de son Ă©crivain prĂ©fĂ©rĂ© Rudyard Kipling, dont il rĂȘve de traduire le poĂšme Tu seras un homme mon fils. Une amitiĂ© inattendue dĂ©bute entre les deux hommes, rapidement assombrie par le dĂ©cĂšs de John, le fils de Kipling qui meurt dans les tranchĂ©es. Sil’ami ni l’ennemi ne peuvent te corrompre ; Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop ; Si tu sais bien remplir chaque minute implacable. De soixante secondes de chemins accomplis, À toi sera la Terre et son bien dĂ©lectable, Et, aSkufK. 477 poĂšmes <6781011PhonĂ©tique Cliquez pour la liste complĂšte caca cacao cacaos cacaotĂ© cacas cagot cahot cahotĂ© caĂŻd caĂŻeu caĂŻque caĂŻques cake cakes caoua caouas caqua caquai caquais caquait caquas caquĂąt caque caquĂ© caquĂ©e caquĂ©es caques caquĂ©s caquet ... Eh bien ! reprends-le donc ce peu de fange obscure Qui pour quelques instants s'anima sous ta main ; Dans ton dĂ©dain superbe, implacable Nature, Brise Ă  jamais le moule humain. De ces tristes dĂ©bris quand tu verrais, ravie, D'autres crĂ©ations Ă©clore Ă  grands essaims, Ton IdĂ©e Ă©clater en des formes de vie Plus dociles Ă  tes desseins, Est-ce Ă  dire que Lui, ton espoir, ta chimĂšre, Parce qu'il fut rĂȘvĂ©, puisse un jour exister ? Tu crois avoir conçu, tu voudrais ĂȘtre mĂšre ; A l'Ɠuvre ! il s'agit d'enfanter. Change en rĂ©alitĂ© ton attente sublime. Mais quoi ! pour les franchir, malgrĂ© tous tes Ă©lans, La distance est trop grande et trop profond l'abĂźme Entre ta pensĂ©e et tes flancs. La mort est le seul fruit qu'en tes crises futures Il te sera donnĂ© d'atteindre et de cueillir ; Toujours nouveaux dĂ©bris, toujours des crĂ©atures Que tu devras ensevelir. Car sur ta route en vain l'Ăąge Ă  l'Ăąge succĂšde ; Les tombes, les berceaux ont beau s'accumuler, L'IdĂ©al qui te fuit, l'Ideal qui t'obsĂšde, A l'infini pour reculer. L'objet de ta poursuite Ă©ternelle et sans trĂȘve Demeure un but trompeur Ă  ton vol impuissant Et, sous le nimbe ardent du dĂ©sir et du rĂȘve, N'est qu'un fantĂŽme Ă©blouissant. Il resplendit de loin, mais reste inaccessible. Prodigue de travaux, de luttes, de trĂ©pas, Ta main me sacrifie Ă  ce fils impossible ; Je meurs, et Lui ne naĂźtra pas. Pourtant je suis ton fils aussi ; rĂ©el, vivace, Je sortis de tes bras des les siĂšcles lointains ; Je porte dans mon cƓur, je porte sur ma face, Le signe empreint des hauts destins. Un avenir sans fin s'ouvrait ; dans la carriĂšre Le ProgrĂšs sur ses pas me pressait d'avancer ; Tu n'aurais mĂȘme encor qu'Ă  lever la barriĂšre Je suis lĂ , prĂȘt Ă  m'Ă©lancer. Je serais ton sillon ou ton foyer intense ; Tu peux selon ton grĂ© m'ouvrir ou m'allumer. Une unique Ă©tincelle, ĂŽ mĂšre ! une semence ! Tout s'enflamme ou tout va germer. Ne suis-je point encor seul Ă  te trouver belle ? J'ai comptĂ© tes trĂ©sors, j'atteste ton pouvoir, Et mon intelligence, ĂŽ Nature Ă©ternelle ! T'a tendu ton premier miroir. En retour je n'obtiens que dĂ©dain et qu'offense. Oui, toujours au pĂ©ril et dans les vains combats ! Éperdu sur ton sein, sans recours ni dĂ©fense, Je m'exaspĂšre et me dĂ©bats. Ah ! si du moins ma force eĂ»t Ă©galĂ© ma rage, Je l'aurais dĂ©chirĂ© ce sein dur et muet Se rendant aux assauts de mon ardeur sauvage, Il m'aurait livrĂ© son secret. C'en est fait, je succombe, et quand tu dis J'aspire ! » Je te rĂ©ponds Je souffre ! » infirme, ensanglantĂ© ; Et par tout ce qui naĂźt , par tout ce qui respire, Ce cri terrible est rĂ©pĂ©tĂ©. Oui, je souffre ! et c'est toi, mĂšre, qui m'extermines, TantĂŽt frappant mes flancs, tantĂŽt blessant mon cƓur ; Mon ĂȘtre tout entier, par toutes ses racines, Plonge sans fond dans la douleur. J'offre sous le soleil un lugubre spectacle. Ne naissant, ne vivant que pour agoniser. L'abĂźme s'ouvre ici, lĂ  se dresse l'obstacle Ou m'engloutir, ou me briser ! Mais, jusque sous le coup du dĂ©sastre suprĂȘme, Moi, l'homme, je t'accuse Ă  la face des cieux. CrĂ©atrice, en plein front reçois donc l'anathĂšme De cet atome audacieux. Sois maudite, ĂŽ marĂątre ! en tes Ɠuvres immenses, Oui, maudite Ă  ta source et dans tes Ă©lĂ©ments, Pour tous tes abandons, tes oublis, tes dĂ©mences, Aussi pour tes avortements ! Que la Force en ton sein s'Ă©puise perte Ă  perte ! Que la MatiĂšre, Ă  bout de nerf et de ressort, Reste sans mouvement, et se refuse, inerte, A te suivre dans ton essor ! Qu'envahissant les cieux, I'ImmobilitĂ© morne Sous un voile funĂšbre Ă©teigne tout flambeau, Puisque d'un univers magnifique et sans borne Tu n'as su faire qu'un tombeau !L’Homme Ă  la Nature PoĂšmes de Louise Ackermann Citations de Louise AckermannPlus sur ce poĂšme Commenter le poĂšme Imprimer le poĂšme Envoyer Ă  un ami Voter pour ce poĂšme 854 votesEndymion s'endort sur le mont solitaire, Lui que PhƓbĂ© la nuit visite avec mystĂšre, Qu'elle adore en secret, un enfant, un pasteur. Il est timide et fier, il est discret comme elle ; Un charme grave au choix d'une amante immortelle A dĂ©signĂ© son front rĂȘveur. C'est lui qu'elle cherchait sur la vaste bruyĂšre Quand, sortant du nuage oĂč tremblait sa lumiĂšre, Elle jetait au loin un regard calme et pur, Quand elle abandonnait jusqu'Ă  son dernier voile, Tandis qu'Ă  ses cĂŽtĂ©s une pensive Ă©toile Scintillait dans l'Ă©ther obscur. Ô PhƓbĂ© ! le vallon, les bois et la colline Dorment enveloppĂ©s dans ta pĂąleur divine ; À peine au pied des monts flotte un lĂ©ger brouillard. Si l'air a des soupirs, ils ne sont point sensibles ; Le lac dans le lointain berce ses eaux paisibles Qui s'argentent sous ton regard. Non, ton amour n'a pas cette ardeur qui consume. Si quelquefois, le soir, quand ton flambeau s'allume, Ton amant te contemple avant de s'endormir, Nul Ă©clat qui l'aveugle, aucun feu qui l'embrase ; Rien ne trouble sa paix ni son heureuse extase ; Tu l'Ă©claires sans l'Ă©blouir. Tu n'as pour le baiser que ton rayon timide, Qui vers lui mollement glisse dans l'air humide, Et sur sa lĂšvre pĂąle expire sans tĂ©moin. Jamais le beau pasteur, objet de ta tendresse, Ne te rendra, PhƓbĂ©, ta furtive caresse, Qu'il reçoit, mais qu'il ne sent point. Il va dormir ainsi sous la voĂ»te Ă©toilĂ©e Jusqu'Ă  l'heure oĂč la nuit, frissonnante et voilĂ©e, DisparaĂźtra des cieux t'entraĂźnant sur ses pas. Peut-ĂȘtre en s'Ă©veillant te verra-t-il encore Qui, t'effaçant devant les rougeurs de l'aurore, Dans ta fuite lui souriras. Endymion PoĂšmes de Louise AckermannCitations de Louise AckermannPlus sur ce poĂšme Voter pour ce poĂšme 187 votes<6781011Les poĂšmes A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y ZLes poĂštes A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z Je partage aujourd’hui ce magnifique poĂšme de Rudyard Kipling. Autant vous dire tout de suite que ce texte m’inspire Ă©normĂ©ment ! Il contient d’ailleurs la plupart des qualitĂ©s vers lesquelles je souhaite tendre, ce qui en fait un texte que j’aime relire rĂ©guliĂšrement. Voici donc la traduction de ce texte en français effectuĂ© par AndrĂ© Meurois en 1918. À la base, c’est un poĂšme Ă©crit par un pĂšre, pour son fils de 12 ans Si tu peux voir dĂ©truit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre Ă  rebĂątir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ; Si tu peux ĂȘtre amant sans ĂȘtre fou d’amour, Si tu peux ĂȘtre fort sans cesser d’ĂȘtre tendre, Et, te sentant haĂŻ, sans haĂŻr Ă  ton tour, Pourtant lutter et te dĂ©fendre ; Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-mĂȘme d’un mot ; Si tu peux rester digne en Ă©tant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, Et si tu peux aimer tous tes amis en frĂšre, Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; Si tu sais mĂ©diter, observer et connaĂźtre, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, RĂȘver, mais sans laisser ton rĂȘve ĂȘtre ton maĂźtre, Penser sans n’ĂȘtre qu’un penseur ; Si tu peux ĂȘtre dur sans jamais ĂȘtre en rage, Si tu peux ĂȘtre brave et jamais imprudent, Si tu sais ĂȘtre bon, si tu sais ĂȘtre sage, Sans ĂȘtre moral ni pĂ©dant ; Si tu peux rencontrer Triomphe aprĂšs DĂ©faite Et recevoir ces deux menteurs d’un mĂȘme front, Si tu peux conserver ton courage et ta tĂȘte Quand tous les autres les perdront, Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront Ă  tous jamais tes esclaves soumis, Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire Tu seras un homme, mon fils. Rudyard Kipling 1865-1936 Alors? Qu’en pensez-vous? Personnellement, je trouve que ce poĂšme fait partie de ces quelques textes qu’il est bon d’imprimer et de garder pas loin
 Dans le mĂȘme style, je vous recommande Ă©galement de lire l’excellent texte Le jour oĂč je me suis aimĂ© pour de vrai. Vous le trouverez en cliquant ici. rudyard kipling, texte inspirant 5 Tu seras un homme mon fils texte et analyse du poĂšme If de Rudyard Kipling. Tu seras un homme mon fils est un cĂ©lĂšbre poĂšme de l’écrivain britannique Rudyard Kipling 1865-1936 paru en 1910 dans le recueil Rewards and Fairies. Le titre anglais est If Si », mot que l’on retrouve au dĂ©but de chaque strophe exceptĂ© la derniĂšre. Le poĂšme a Ă©tĂ© traduit en français par AndrĂ© Maurois en 1918, dans une version non littĂ©rale mais qui respecte parfaitement l’esprit du texte original. Cette version a Ă©tĂ© mise en musique par Bernard Lavilliers en 1988. Tu seras un homme mon fils prend la forme d’une lettre d’un pĂšre Ă  son fils, listant les conditions Ă  respecter pour devenir un homme vertueux. Le texte rappelle la non moins cĂ©lĂšbre lettre de Gargantua Ă  Pantagruel Rabelais, Pantagruel, par laquelle le gĂ©ant propose Ă  son fils un programme pour sa formation humaniste lire notre article complet ici. Oeuvre populaire, Tu seras un homme mon fils est en outre trĂšs Ă©tudiĂ©e en loge, les franc-maçons le considĂ©rant comme un parfait rĂ©sumĂ© des qualitĂ©s humaines Ă  cultiver. Notons que Rudyard Kipling Ă©tait lui-mĂȘme franc-maçon. Voici le texte et l’analyse du poĂšme If de Kipling. Si tu peux voir dĂ©truit l’ouvrage de ta vieEt sans dire un seul mot te mettre Ă  rebĂątir,Ou perdre en un seul coup le gain de cent partiesSans un geste et sans un soupir ; Si tu peux ĂȘtre amant sans ĂȘtre fou d’amour,Si tu peux ĂȘtre fort sans cesser d’ĂȘtre tendre,Et, te sentant haĂŻ, sans haĂŻr Ă  ton tour,Pourtant lutter et te dĂ©fendre ; Si tu peux supporter d’entendre tes parolesTravesties par des gueux pour exciter des sots,Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches follesSans mentir toi-mĂȘme d’un mot ; Si tu peux rester digne en Ă©tant populaire,Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,Et si tu peux aimer tous tes amis en frĂšre,Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; Si tu sais mĂ©diter, observer et connaitre,Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,RĂȘver, mais sans laisser ton rĂȘve ĂȘtre ton maĂźtre,Penser sans n’ĂȘtre qu’un penseur ; Si tu peux ĂȘtre dur sans jamais ĂȘtre en rage,Si tu peux ĂȘtre brave et jamais imprudent,Si tu sais ĂȘtre bon, si tu sais ĂȘtre sage,Sans ĂȘtre moral ni pĂ©dant ; Si tu peux rencontrer Triomphe aprĂšs DĂ©faiteEt recevoir ces deux menteurs d’un mĂȘme front,Si tu peux conserver ton courage et ta tĂȘteQuand tous les autres les perdront, Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la VictoireSeront Ă  tout jamais tes esclaves soumis,Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la GloireTu seras un homme, mon fils. Analyse du poĂšme If de Kipling. Tu seras un homme mon fils dĂ©crit la voie juste qui permet d’accĂ©der Ă  la vertu. Or cette voie est exigeante elle nĂ©cessite abnĂ©gation et maĂźtrise de soi. PlutĂŽt qu’une liste d’injonctions, le poĂšme liste une sĂ©rie de conditions et de principes pour parvenir Ă  un comportement droit et avisĂ©, et atteindre une certaine forme de sagesse. Tentons de les analyser. Le rapport Ă  l’échec. Le texte incite sur la nĂ©cessitĂ© de savoir accepter la dĂ©faite, la perte et l’échec. Non par mĂ©pris de soi-mĂȘme, mais comme une opportunitĂ© d’apprendre et d’aller plus loin. C’est en effet Ă  travers l’échec que l’on peut mieux se connaĂźtre. C’est dans l’erreur que se dessine le chemin de la vĂ©ritĂ©. C’est dans la perte que se rĂ©vĂšle ce qui a de la valeur. En rĂ©alitĂ©, l’échec n’en est pas vraiment un, ce qui fait dire Ă  Kipling que ce mot constitue en lui-mĂȘme un mensonge, au mĂȘme titre que le mot triomphe ». Tu seras un homme mon fils une ode au stoĂŻcisme. Face aux difficultĂ©s et aux agressions, Kipling appelle Ă  rester impassible. Cette capacitĂ© Ă  accepter le cours des Ă©vĂ©nements constitue une allusion directe Ă  la philosophie des stoĂŻciens, pour lesquels l’ataraxie constitue le socle de l’attitude sage. Les regrets, les inquiĂ©tudes, la peur et la honte sont mis Ă  distance. L’homme bon sait rester serein cultivant l’